Un matin comme les autres.
Un matin comme tout les matins ordinaires qui constituent sa vie.
Elle attend seule sur le quai de la gare. Comme ça, LA.
Elle pense à tout. Elle pense à rien.
Elle pense même que le vent est fou de souffler aussi fort, ce matin elle n'est déjà pas coiffée, là c'est pire encore !
Sur ce quai de gare, elle attend. Quoi?
Elle même ne sait pas.
On a beau lui dire qu'elle attend toujours trop. Elle est comme ça. Elle fait que ça attendre..
[Oui peut être après tout qu'elle attend simplement le bonheur.]
Le train entre en gare.
[ Ce n'est pas le train du bonheur. Ca se voit il est tout gris, il est tout moche.
Si il y avait un train du bonheur, il ne serait pas gris. Il ne serait pas moche.
Il serait peut être même rose et design, avec des sièges colorés et confortables.]
Bref .
Elle s'assoit comme tout les matins.
Et comme tout les matins, elle regarde défiler le paysage sans même le voir.
Elle ne voit défiler que des souvenirs, ceux qu'elle veut bien garder d'un passé déjà loin.
Un beau sourire.
Des odeurs, des gestes, un coeur qui s'est brisé trop vite à son goût.
Puis perdue dans ses pensée elle s'évade dans des rêves dont personne jamais n'en verra la couleur.
[ Ces rêves qu'elle conserve bien au chaud dans sa tête pour supporter un peu plus la solitude et la routine qui pèse sur sa vie. ]
Elle regarde ces gens autour d'elle.
Se dit que la vie est drôle.
Il y en a de toute les sortes des gens.
Des grands, des petits, des gros, des maigres, des beaux, des moches...
Des gens qui racontent leur vie a leur voisin sans même les connaitre.
Des gens qui ont hâte de descendre à la prochaine station pour ne plus entendre ces gens qui racontent leur vie à leur voisin sans même les connaître.
Des gens qui sont amoureux.
Des gens qui sont malheureux.
Et elle se dit que la vie est trop courte et qu'elle ne pleurera plus jamais.